Tu te tiens face à moi, nu, et je sens tout ton être contenu dans le désir. Tu respires lentement en ne me quittant pas du regard, les yeux brillants du plaisir anticipé de ce qui va suivre
et du spectacle que je t’offre déjà. Ton sexe est un pieu horizontal dont la tête rose me désigne comme cible. Tu attends.
Je vais te guider vers la plantation que tout ton être espère, mais je vais prendre mon temps car, de mon coté, il aura fallu des préparatifs.
Tous les vêtements à terre, il ne me reste que cette minuscule culotte qui souligne plutôt qu’elle ne cache la rondeur de mes fesses, la blancheur de ma peau et, au milieu de ce
doux sillon vertical, la promesse de mon recoin secret dont je t’ouvrirai bientôt les portes.
Je te tourne le dos et, doucement, fais glisser le fin tissu sur le tapis puis tombe à genoux et, les épaules posées contre des coussins, pose les mains sur chaque sommet de mes fesses.
Doucement, je les écarte et, dans l’espace qui s’ouvre, le O sombre qui t’est promis apparait.
Ne vas pas croire qu’il soit ainsi tout le temps, non : il se présente à toi après un long travail de préparation qui visait à le purifier, à l’agrandir, l’assouplir.
Je l’ai travaillé comme un jardinier prépare sa terre avant la plantation d’un arbre. Il a d’abord fallu le drainer par l’usage répété de purges qui ont rendu une eau de plus en plus propre
jusqu’à la limpidité. Ensuite, comme une terre que l’on bine pour en briser la résistance et l’ameublir, ce sont trois godes qui se sont succédés. Enduits de gel pour bien lubrifier le chemin, de
taille progressive, ils ont lentement travaillé les muscles afin qu’ils acquièrent souplesse et accueil pour leur invité.
Le terreau est maintenant prêt à accueillir l’arbre qui viendra s’y planter mais tu aurais tord de croire que cette préparation n’est que physique car elle est aussi mentale.
Etre pleinement soi dans cette cérémonie intime, c’est entrer dans un état de dédoublement de son esprit : j’accomplis lentement chaque geste de nettoyage puis d’élargissement avec une
concentration qui me fait entrer au plus profond de moi. Car pour qu’une plantation soit heureuse, il ne suffit pas d’une terre ouverte et d’un tronc vigoureux, il y faut aussi du temps, de
l’amour. La météo amoureuse a aussi un rôle à jouer et cette descente introspective fait que je ne serai pas seulement la part femelle de cette accouplement, passive et réceptrice mais, parce que
j’ai accepté – voulu – chacun des instants qui vont suivre, je serai également en action.
Tu es tombé sur les genoux derrière moi et je sens tes mains posées sur les miennes pour conduire mon écartement. Tu te penches et je sens ton visage collé à ma peau, la chaleur de tes joues sur
les parois de mon sillon, ta bouche sur mon trou béant.
Tu me lèches et la langue frottant l’anus me provoque de délicieux frissons. Elle s’enhardit et s’enfonce, puis ressort. Tu lubrifies ta bouche et crache et bave sur et dans mon trou pour
le rendre plus glissant, plus brillant encore. Comme je t’envie de pouvoir le contempler ainsi, grand ouvert face à toi, les bords luisants de ta salive.
Tu es prêt à présent et te redresse. Délicatement, tu poses ton gland turgescent au bord puis, lentement, forçant les dernières résistances d’un anus tout acquis à ta cause, tu t’enfonces en moi,
si loin, si profond que, bientôt, ce sont tes couilles qui viennent à cogner mes fesses. Tu ne bouges plus et mon esprit est maintenant tendu autour de cet axe nouveau qui occupe tout mon
espace intérieur.
Parce que ton grand corps surplombe, enveloppe le mien, parce que tes mains forcent mes fesses à libérer toujours le passage, parce que cette masse de chair dure est en moi, je ne pense
plus.
Peu importe ce qui se passe autour de nous, ce que nous sommes et deviendrons, je ne suis plus qu’un animal enculé et mon ravissement s’exprime en râles qui s’échappent sans arrêt de ma gorge à
mesure que, t’appuyant sur mon cul, sur mon dos, tu sors de moi et y rentres encore, toujours plus loin et plus fort, faisant jaillir en moi des flambées ardentes.
Tu étais entré lentement mais à présent tu augmentes la cadence. Tes cuisses viennent à claquer contre les miennes, ton ventre se couvre de sueur tandis que, comme si tu souhaitais me transpercer
jusqu’au tapis, tu donnes des coups de reins de plus en plus rapprochés. Et puis tu me parles ou plutôt, devrais-je dire, tu me fouettes de mots :
“Regardes-toi, ma salope, regardes comme tu aimes qu’on t’éclate le cul, qu’on te parles comme à la dernière des chiennes... je vais te fendre en deux et enfoncer les morceaux dans le
sol”.
Ta voix me cingle et me stimule. Pourtant, je n’arrive à rien dire de cohérent, je ne suis plus qu’un rythme, une cadence animale, je monte et descend à ta mesure, la bouche toujours ouverte sur
ce râle incontrôlé qui nous porte au crescendo.
Tu es au sommet de ton chemin, je le sens, et l’imminence de ta semence me fait franchir les derniers degrés vers la jouissance.
Elle nous prend ensemble, elle nous emporte dans un unisson, nous sommes soudés dans une même tempête sensuelle et je sens recevoir ton jus chaud loin, si loin, dans mes entrailles, tandis que
nous tangons dans un dernier galop. J’aimerais sentir toujours en moi ce membre qui explose et me comble mais, lentement, il se tarit.
L’explosion passée, tu te recules lentement et, quand tu es sorti, je sens couler de mon cul les gouttes épaisses de ton foutre sur mes cuisses.
Lentement, comme si je dormais un peu, j’y passe la main pour l’étaler sur ma peau puis me laisse tomber sur le coté, cherche tes bras et, dans leur nid protecteur, tombe dans un sommeil
heureux.
Désireux d’agrémenter mes plaisirs solitaires, j’ai commencé la
sodomie bien modestement, avec des légumes. Courgettes, concombres, je faisais ma cuisine avec des amis de plus en plus longs et gros.
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